LIBRU : Bataille de Ponte Novu da Jean-Guy Talamoni

💣🔥✊[PONTENOVU - 8 / 05 / 1769] À l'uccazione di l'ottu di maghju, U Ribombu vi prupone di leghje u libru fattu in u 2011 cù a cunfarenza fattu da Jean-Guy Talamoni.   A pena di lettura in stu ghjornu di cummemorazione : https://www.calameo.com/books/006259250d2e9fdc77489 https://www.calameo.com/books/006259250d2e9fdc77489

Offerta* : U Ribombu è Allindì per 40€

Offerta* : À partesi d'avà, l'abbunamentu "stampata + digitale" à U Ribombu Internaziunale vi rigala d'un annu d'abbunamentu uffertu à Allindì, u serviziu SVOD Corsu. https://www.allindi.com/ *Solu i deci primi

Alindi – Santu Nicoli da Pierre Cangioni

Allindì, serviziu di streaming corsu è mareterraniu prupona dicinai di filmi dispunibili pà 4 euri al mesa. U Ribombu, partinariu di a squadra Allindì prupona, ogni mese un'uchjata à nant'i filmi dispunibili di www.allindi.com. I nostri lettori hanu pussutu scopri, pà l'8 di dicembri, una silizzioni "Festa di a Nazioni Corsa" di qualità. U 20 è u 25 di dicembri, ghjughjini i primi Filmi Longhi in Allindì. Eccu una prisentazioni di "Santu Nicoli" (Pierre Cangioni - 1982) primu filmu corsu longu, fattu in Corsica cù cumidianti è tecnicanti corsi è di "L'uomo che compro la luna" (Paolo Zucca - 2018) filmu sarde chì tratta à l'usu macagnosu a tematica di l'identità ! Santu.Nicoli Dans leur histoire, le cinéma et la Corse partagent des figures, des récits, des passions similaires : des anti-héros hors la loi, des vengeances, l’intrication d’histoires politiques et intimes… En 1982, l'homme de télévision Pierre Cangioni choisit ces éléments pour réaliser la première rencontre entre cinéma de Long Métrage et langue Corse. Loin des plages et du soleil qui constituent les habituels décors des films tournés sur l’île, il préfère le village de Lama, humide, rustique, enclavé entre les montagnes et le maquis... Village de Lama qui, par l'entremise de son Festival, boucle la boucle en s'inscrivant comme une des références du cinéma corse via son Festival. Dans l’intimité d’un tel décor, à l’abri des regards du monde, se déroule un récit - habituel - de vendetta : en 1920, Sous l’influence du père, Santu (jeune étudiant en médecine à peine revenu du continent) se retrouve dans l'obligation venger la mort de son frère. Fiche Technique : Titre : Santu Nicoli Année : 1982 Langue : Corse sous titré en Français. Durée : 01 heure 06 Réalisateur : Pierre Cangioni Avec : Pierre Massimi, Robin Renucci, Pierre Benedetti, Claire Ackilli, Jean-Paul Nicolai, Jean Luisi, Noël Rochiccioli, Tintin Pasqualini. Chef opérateur de prise de vue : Paul Constantini Chef opérateur de prise de son : Jean-Guy Cassardi Chefs monteurs : Philippe Raffali - Tanneguy O'Meara Bande Originale : Natali Valli - I surghjenti

Fiura Mossa – Duppiame in Lingua corsa

Creata di ghjugnu 2010 è purtata da i capimachji, Silviu Giannecchini è Ghjuvan Liviu Casalta, l’associu FIURA MOSSA hà pè scopu a realizazione di duppiami in lingua nustrale d’opere televisive è/o cinematografiche è dinù a traduzzione di figurette à prò di a nostra giuventù.   À u principiu spezializata ind’i duppiami di filmi è serie di televisione o di cinema, a squadra di Fiura Mossa s’hè adattata à l’evoluzione numerica participendu à a rializazione di “Voce Off” per un appiecazione pè smartfoni (Lingue Vive). A creazione di Fiura Mossa hè a listess’andatura chè u Riacquistu : Salvà è sviluppà a cultura è a lingua corsa. A creazione di Fiura Mossa hè u fruttu d’una rifflessione purtata da parechje quistione. Cume fà per participà à a trasmissione di a lingua corsa in a famiglia ? Perchè i zitelli cursofoni ùn averebbenu micca accessu à prugrammi in lingua corsa ? Cume fà per chì a lingua corsa ùn sia micca vista da i più ghjovani cum’una lingua esclusivamente per i maiò ma cume un vettore di cumunicazione ligati à i so interessi ?  A prublematica di u duppiame in lingua regiunale  Le nombre de locuteurs en langue corse étant évalué entre 80 000 à 100 000 personnes pour une population d’environ 320 000 habitants, la première difficulté est parfois de convaincre les sociétés productrices de films ou de séries de s'intéresser à un marché étroit. Une autre difficulté, toujours liée à la faible démographie et au recul des pratiques orales en langues régionales est de pouvoir disposer d’une base large de comédiens. L’objectif étant de diversifier les voix d’un projet à l’autre afin de ne pas retrouver systématiquement les mêmes timbres. Les conditions à remplir pour un comédien sont triples : bien évidemment maîtriser l’art théâtral, avoir un timbre de voix correspondant au personnage destiné à être doublé et enfin avoir une très bonne maîtrise de la langue. C’est particulièrement sur ce dernier point qu’il est difficile d’élargir le socle de comédiens notamment selon les catégories d’âge. En effet, il sera par exemple plus difficile de trouver un adolescent parfaitement corsophone qu’un homme de plus de cinquante ans. La dernière difficulté majeure reste la diffusion auprès du public des supports doublés. Concernant le cas corse, il est à noter une singularité dans le domaine de l’audiovisuel vis-à-vis des autres régions : la création de la chaîne Via Stella en 2007. Par l’achat des programmes doublés, la chaîne participe ainsi au financement des projets. Il s’agit donc d’un partenaire très important pour l’association Fiura Mossa à la fois pour son rôle de diffuseur et celui de client. Le dernier vecteur de diffusion de certaines productions doublées par Fiura Mossa est le cinéma. Certains festivals comme le Festival de Lama ou les Rencontres du Film d’Animation de Bastia ont déjà programmé des moyens ou longs-métrages doublés en langue corse par l’association. Realizazione di l’associu Fiura Mossa  Le premier projet initié en 2011 fut l’adaptation de 13 épisodes de la série animée Yakari réalisée en 2005 par Xavier Giacometti. Ce dernier ayant des origines corses fut très enthousiaste à l’annonce de notre projet. Il a ainsi pu faciliter les démarches auprès de la société Médiatoon pour que cette action visant à mettre en valeur la langue de ses ancêtres sur une de ses réalisations puisse voir le jour. Deux castings furent aussi organisés pour trouver des enfants corsophones aptes à jouer la comédie. Job (de son vrai nom André Jobin), le scénariste de la bande dessinée de Yakari ayant été informé fortuitement de l’adaptation de la série animée en langue corse proposa que l’on traduise également un album de la série. C’est ainsi qu’en 2013, en parallèle à la parution du DVD des 13 épisodes doublés en corse intitulé I Signori di e Pianure, le petit indien Yakari fut aussi mis à l’honneur par la publication du premier album BD de ses aventures : Yakari è Acula Maiò. En 2015 c’est avec la société de production londonienne Magic Light Pictures que Fiura Mossa prend contact en vue d’adapter deux moyens métrages : Le Gruffalo (The Gruffalo) et Le Petit Gruffalo (Gruffalo’s Child). Ces films ont connu un succès retentissant au Royaume Unis dans la lignée des best-sellers de Julia Donaldson et d’Axel Scheffler dont ils sont issus. Les versions corses intitulées U Grufalu et U Grufalucciu furent diffusées le jour de Noël sur Via Stella. En 2016 c’est toujours avec la même société que l’association contractualise l’adaptation de La Sorcière dans les Airs (Room on the Broom) qui devient en corse Una Piazzola nant’à a Spazzola. Ce moyen métrage sera également diffusé sur Via Stella le jour de Noël de la même année. L’année scolaire 2017-2018 voit l’association franchir un cap avec l’adaptation d’un long-métrage de 85 minutes : U Cantu di u Mare lors d’une manifestation à destination des scolaires intitulée “Cinemascola”. Il s’agit d’une coproduction européenne Irlande-France-Belgique-Luxembourg-Danemark) réalisée par l’irlandais Tomm Moore dont le titre original est The Song of the Sea (Le Chant de la Mer en version française). C’est après un grand travail de communication et de logistique que le film fut projeté dans 10 salles de cinéma de Corse devant plus de 4000 enfants des écoles maternelles et élémentaires. L’intérêt de cette manifestation étant ici aussi de valoriser l’image que les plus jeunes peuvent avoir de leur langue en les plaçant dans une situation immersive collective et ludique, cette opération peut être qualifiée de grand succès. Le film fit enfin l’objet d’une diffusion sur Via Stella en prime-time le soir de Noël. Il entre également dans la programmation du Festival du Film de Lama ainsi que des Rencontres du Film d’Animation de Bastia. Par la suite, c’est directement à une double commande de Via Stella que Fiura Mossa répondit. Il s’agissait en l’occurrence du doublage de 20 épisodes de la série Léonard (Leonardu en corse) et d’un moyen-métrage de 52 minutes en deux parties : La Merveilleuse Histoire de Noël (A Storia di Natale).  C’est également durant cette période que l’association est contactée par un nouveau client en la personne de Monsieur Vincent Paoli, créateur de l’application pour smartphones Lingue Vive. Dans le cadre de ce projet novateur d’imagier sonore, Fiura Mossa fut chargé de l’enregistrement de lexique et de légendes traditionnelles en langues corse et française. Bilanciu è perspettive d’avvene  C’est donc 15 heures 30 de programmes qui ont été doublés en langue corse entre 2011 et 2019 ce qui représente en moyenne 115 minutes réparties sur sept DVD. Si ce bilan est honorable, considérant les moyens modestes de l’association, le désir d’accroître le volume de doublage afin de pouvoir proposer des programmes adaptés à toutes les tranches d’âge s’est vu renforcé à l'issue de la première décade de Fiura Mossa. Le travail basé sur le bénévolat et sur le temps libre n’étant pas extensible, décision a été prise de s’orienter vers une professionnalisation progressive de la démarche. Le deuxième axe de développement de Fiura Mossa est celui de la maîtrise de l’outil de travail en l’occurrence ici du studio d’enregistrement. La finalité étant double : économique d’abord en réduisant significativement le coût des doublages ; matérielle ensuite en disposant d’un outil performant offrant tous les équipements et le confort nécessaires à ce type de travail. Même si la trésorerie de l’association pouvait recouvrir une partie du budget global, c’est cependant grâce au soutien de la CdC (Collectivité de Corse) et de l’ADEC (Agence de Développement Économique de la Corse) que le budget a pu être bouclé. Dorénavant, Fiura Mossa dispose de son propre studio. Il donne une présence physique à l’association, et sera un lieu d’accueil et d’initiation pour les scolaires et les étudiants afin de les orienter vers cette activité qui est un nouveau vecteur pour la langue corse. Avec un salarié associatif et un outil de travail novateur, le dernier acte a été d’inscrire la démarche de l’association de façon pérenne en nouant un partenariat avec la CdC. C’est ainsi qu’a été signée une convention triennale afin de pouvoir produire un minimum de 200 minutes de programmes par an en y incluant tout type de support: longs et moyens métrages, films d’animation, séries télévisées, documentaires. Cette Convention permettra d’accélérer les procédures pour l’obtention de financements. Le temps gagné pourra être réinvesti afin que Cinemascola puisse devenir un rendez-vous annuel. En 2020, au niveau des projets de doublage l’association poursuit son action auprès des plus jeunes avec deux films d’animation britanniques produits par la société Magic Light Pictures. Le premier est un moyen-métrage de 27 minutes intitulé Monsieur Bout de Bois dans sa version française. En corse cela devient Steccu Umanu de façon à rester plus près de l’anglais Stick Man. Le deuxième s’intitule en corse E Fole Ritrose. Il s’agit d’une adaptation en deux parties de 30 minutes chacune de l’œuvre de Roald Dahl : Revolting Rhymes ou Un conte peut en cacher un autre en français. L’année 2020 correspondant au dixième anniversaire de l’association, c’est fort de son expérience que la décision a été prise de doubler un long métrage « live ». En l’occurrence le choix s’est porté sur Terminator 2, le film culte de James Cameron réalisé en 1991. Ce choix n’est pas anodin et s’explique par la volonté de placer la langue corse hors de son contexte habituel dans un film de science-fiction qui est une référence mondiale. Cela représente une première concernant un film d’envergure internationale et il est à souhaiter que cette expérience puisse se renouveler de nouveau afin de faire la démonstration si besoin était, que les langues régionales ne sont pas des langues du passé inaptes à parler des choses du monde moderne. Sta prisenza in a mudernità deve ancu scrivesi in i vettori di comunicazioni cuntempuraneu : L’associu hà u so situ internet d’infurmazione è di vendita di DVD (www.fiuramossa.com). Hè ancu prisente nant’à e rete suciale (Facebook, Instagram, Twitter). In fine, u marcatu di DVD o Blu-ray hè in regressione dapoi qualchi annu, a prussima sfida di Fiura Mossa serà di fà un locu numericu di telecaricamentu per pudè prupone tutti i so filmetti di manera perenne. Fiura Mossa Centru Culturale Una Volta, 5 Ter, rue César Campinchi, 20200 Bastia 06 87 24 89 48 assfiuramossa@gmail.com www.fiuramossa.com 

Quilapayun – La nueva constitucion

Quilapayun, groupe politico-culturel chilien historique créé en 1965 et nommé ambassadeur culturel par le président de la république chilienne, Salvador Allende en 1972, le groupe, alors en concert en France, demande l'asile politique après sa mort lors du Coup d'État du Général Pinochet le 11 septembre 1973. Internationalement connu, ils sont les invités des Ghjurnate Internaziunale di Corti de 1978. Le groupe chilien s’est plus récemment produit en Août 2018 à l’invitation de l’Associu Pà u Ricordu di Circinellu et d’A Primavera à Guagnu. Connu dans l’île par ses ses célèbres chansons “El pueblo unido jamás será vencido”, chantée par Tavagna, adapté par l’Arcusgi (Un Populu ùn Hè Vintu), “La Muralla” ou bien encore “Patria”, a récemment sortie une nouvelle chanson en faveur de la nouvelle constitution. 78 % des votants se sont prononcés en faveur d’une nouvelle Constitution. Le Chili va donc en finir avec l’ancienne, adoptée en 1980 sous la dictature du général Augusto Pinochet. Rencontre avec un des membres fondateurs historiques de Quilapayun, Hernan Gomez, que nous remercions pour sa disponibilité.   Vous avez récemment écrit une nouvelle chanson à propos de la nouvelle constitution votée en Octobre dernier, au Chili, qu’en est-il et quelle importance pour vous ? Lors du vote du 25 octobre les chiliens ont approuvé à 78% le fait d'élaborer une nouvelle Constitution afin de remplacer l'existante qui date de la dictature, et malgré quelques réformes faites en 2005 ne convient plus à la situation actuelle car elle est rigide, empêchant les réformes et favorisant un système gouvernemental trop présidentiel. Le libéralisme á outrance et l'impuissance du système pour maîtriser ses effets nocifs, ont fait que malgré une situation économique stable le Chili a vu les inégalités se  creuser, les services de l'état comme la santé, la sécurité sociale, les transports, les ressources naturelles et l'éducation ont été délaissés au profit du privé et par défaut, au grand capital. Tout ceci a produit un chômage de masse et un énorme désespoir qui a abouti à une explosion populaire exigeant plus de justice. Cela s’est manifesté à la fin 2019 par des énormes révoltes pendant plus d’un mois, dont la réponse fut une répression violente et cruelle, indigne d’une véritable démocratie. Pour endiguer ce mécontentement et sortir de la crise qui paralyse le pays, les partis politiques se sont vus contraints de convoquer ce plébiscite ; pour ou contre une nouvelle constitution. C’est pourquoi nous avons considéré qu’il était important de donner de la voix sur le sujet. Mais le plus difficile reste à faire Cet engagement s’inscrit finalement dans votre lutte politico-culturelle qui a toujours été le principal moteur du groupe ? Oui car il ne faut pas se leurrer, le temps des dictatures n'est pas définitivement derrière, (voire ce qui se passe au Pérou), donc une partie de notre discours s’inscrit toujours et encore dans la défense des valeurs démocratiques. Mais encore, nous préconisons que le droit à la culture soit inscrit dans la nouvelle charte. L'éducation, l'art, toutes manifestations de la culture auxquelles en politique on n’accorde pas d’importance. D’ailleurs, tu auras remarqué que au centre de cette chanson appelant à faire le geste politique de voter, son auteur Eduardo Carrasco, a placé Gabriela Mistral, Neruda, Nicanor et Violeta Parra, De Rocka et Huidobro, précisément hommes et femmes de la culture de stature mondial, qui ont toujours fustigé les forces rétrogrades du Chili et défendu nos libertés. Par ailleurs, il ne faut pas oublier les nouveaux défis tels que la lutte contre le racisme, l’intolérance, la drogue, le sexisme, l’homophobie et autres, tares qui se développent par ignorance et l'absence des repères, des rêves et réalités que justement la culture par ses diverses manifestations peut nous apporter.   La nouvelle constitution, justement, parlez-nous-en. Quel symbole derrière ce vote ? Il y a un symbole mais surtout la perspective des grandes avancées sociales derrière ce vote. Néanmoins, nous sommes encore au tout début du processus. En fait, une Assemblée Constituante chargée de rédiger le nouveau texte, dont les participants seront par moitié issus de la société civile et moitié des parlementaires, devra être élue en avril 2021 par un vote populaire. Et voilà un autre combat à mener, afin que tous les secteurs de notre société y soient représentés et que la parité homme-femme soit respectée au sein de cette instance pour qu’elle ne devienne pas un instrument des intérêts réactionnaires. S’ajoutant à ceux de la sécurité social, l’éducation et la santé  des nouveaux droits devraient y être inscrits et garantis par la Nouvelle Constitution ; les droits des populations autochtones, les droits de femmes, la participation citoyenne ainsi que des mécanismes de démocratie directe. Enfin, une série de réformes qui suscitent beaucoup d’espoirs.   Enfin, le groupe, son avenir proche ? A cause de la pandémie nous naviguons seulement à moyen terme et avec les moyens du bord. Heureusement nous pouvons continuer à enregistrer par internet avec les membres du groupe qui résident au Chili depuis la fin de la dictature et nous comptons avec le concours d’autres artistes et des professionnels du métier. La chanson La Nueva Constitución est un exemple récent. Aussi, ce 12 décembre nous avons présenté en collaboration avec quelques-unes des chanteuses chiliennes les plus connues, la pièce la plus importante de notre carrière, la Cantate Populaire Santa Maria d’Iquique. Le spectacle a eu lieu de façon virtuelle depuis le Chili. https://www.puntoticket.com/cantata-santa-maria-streaming C’est une initiative de plus en collaboration avec des artistes de la nouvelle génération de notre pays avec qui nous travaillons depuis quelques années. En ce qui concerne cette Cantate, elle a déjà été adoptée par des formations féminines notamment par El Ensamble Femenino del Departamento de Música la Universidad de La Serena, ville situé dans le nord du Chili. Celle-ci fait partie de nombreuses adaptations que des formations musicales, chorales, troupes de théâtre et de danse, ont réalisées dans plusieurs pays. Si je peux me permettre ; le faire avec une formation Corse serait fabuleux. Quilapayun - La nueva constitucion (disponible sur Youtube) https://www.youtube.com/watch?v=oH2NMuNpWB8

[Livre] Jean-Guy Talamoni – Le sens d’un engagement (Frédéric BERTOCCHINI)

Préface : De l'engagement des années difficiles au monde universitaire et à la présidence actuelle de l'Assemblea di Corsica, l'ami Jean-Guy Talamoni n'a jamais cessé d'être, selon ses propres mots dans le livre, un militant nationaliste ou, pourrions-nous dire, un « partisan national ». Il poursuit une trajectoire politique cohérente, construite dès le plus jeune âge à travers une démarche revendicative et culturelle fondée sur la manière d'être et de s'exprimer de son peuple. L'engagement identitaire est devenu politique dès les premières participations aux rencontres patriotiques des années 70, organisées pour débattre de l'avenir national de l'île. De là est née l'admiration pour des personnages historiques de la politique nationale corse comme Edmond Simeoni. Ce n'est pas la première fois que Jean-Guy Talamoni nous offre une perspective sur la réalité politique et culturelle corse sous la forme d'un livre. Cet ouvrage que vous avez entre les mains est le portrait politique et humain d'un homme d'État pour lequel j'ai un profond respect politique et auquel je dois une reconnaissance pour la solidarité et l'intérêt qu'il a toujours témoigné au processus démocratique en Catalogne. La Corse a été la première nation européenne à reconnaître la volonté de la majorité du Parlement de Catalogne pour que la Catalogne devienne un État sous forme de république et l'Assemblée de Corse a été l'un des parlements européens condamnant clairement la répression espagnole contre le mouvement indépendantiste catalan. Deux gestes que je n'oublierai jamais. En fait, les parallèles entre le désir de liberté de la Catalogne et de la Corse sont évidents. Ils sont présents dans un livre où Jean-Guy Talamoni donne les clés pour expliquer les bases fondamentales des processus d'autodétermination existant en Europe, 8 basés sur des principes éthiques et démocratiques stricts, et par lesquels il estime indispensable que passe la souveraineté corse. Il explique que les défenseurs de l'autonomie de la Corse qui ont évolué vers des positions clairement indépendantistes ne feront plus le chemin du retour, situation qui rappelle celle de la Catalogne. Cette détermination est la conséquence, en grande partie, de l'aveuglement politique de la France et de l'Espagne, deux États réticents à comprendre que la Corse et la Catalogne sont deux nations, et qui continuent à les traiter comme de simples entités administratives qu'il convient de surveiller étroitement. Une grave erreur qui confirme la volonté des gouvernements de Paris et de Madrid de se perpétuer en tant qu'États centralistes, une idée obsolète qui ne correspond pas à l'Europe du XXIe siècle. Comme c'était le cas en Catalogne il y a à peine dix ans, l'auteur admet que l'idée d'indépendance a encore une connotation de radicalisme pour de nombreux citoyens corses, mais que tôt ou tard elle apparaîtra comme un chemin « parfaitement raisonnable ». En Catalogne, l'indépendantisme était aussi soutenu par une minorité jusqu'à ce qu'il soit justifié par des arguments politiques, sociaux, économiques, culturels, moraux et démocratiques. Il n'a depuis été combattu par les unionistes qu'à travers l'utilisation de l'insulte, de la menace et enfin de la répression. Quelle grave erreur. Car en Catalogne comme en Corse, le but véritable de la répression contre la revendication politique est de dissuader les générations futures de continuer à réclamer l'indépendance. Mais contrairement à cet objectif, les cycles électoraux de ces dernières années, en Catalogne et en Corse, nous montrent que toujours davantage de citoyens sont convaincus que la prospérité individuelle et collective implique de changer d'État. Et plus encore si cet État refuse de négocier. Il n'y a pas de compromis politique possible lorsque l'une des parties ne s'engage même pas à respecter les standards universellement reconnus dans le domaine des Droits de l'Homme. La relation fraternelle entre la Corse et la Catalogne s'explique également par le fait que les deux pays ont des prisonniers politiques, un problème qui apparaît dans le livre. Jean-Guy Talamoni explique qu'il a très vite pris conscience que la lutte pour la liberté serait longue et douloureuse, qu'elle serait un chemin parsemé d'obstacles et, malheureusement, non exempt de violence, avec une longue liste de responsables politiques et militants corses emprisonnés. « Nous n'avons été ni naïfs ni romantiques », raconte-t-il, rappelant les années les plus dures. Il admet que dans ces moments-là, sans la lutte armée, le peuple corse, en tant que communauté, avec sa langue, sa culture et sa manière de participer au monde, aurait disparu. Ce sont des mots troublants pour ceux qui, de l'autre côté de la Méditerranée, aspirent à la liberté sans morts et sans violence. Heureusement aujourd'hui, l'indépendantisme corse, ayant renoncé aux armes depuis 2014, constitue un projet social et politique radicalement pacifique, en partie grâce aux parcours d'hommes politiques comme Jean-Guy, homme de grand consensus, partisan de l'unité politique des souverainistes et qui a réussi à convaincre une bonne partie de la population de la nécessité de défendre la langue et la culture, afin d'être et de s'exprimer en tant que pays libre ouvert sur le reste de l'Europe. La solidarité fraternelle entre le peuple catalan et le peuple corse ne peut être comprise indépendamment d'une confiance commune en la construction d'un avenir de liberté et de paix dans notre Europe méditerranéenne. Nous sommes deux pays politiquement engagés à bâtir un nouvel ordre mondial plus juste et plus pacifique, plus interdépendant et plus ouvert au dialogue. Le Président Talamoni partage la nécessité du dialogue et de la négociation en tant que vecteurs nécessaires pour atteindre les plus hauts niveaux de prospérité, de confiance et de sécurité. La résolution de tout conflit politique ne se fait que par des solutions politiques. La dureté avec laquelle les divers gouvernements français ont historiquement traité les revendications nationales corses a été la même que celle utilisée par l'Espagne pour s'opposer au référendum que nous, Catalans, avons organisé le 1er octobre 2017. L'existence de prisonniers politiques et d'exilés catalans nous confirme la disparition de tous les ressorts de la démocratie en Espagne, qui semblaient plus consolidés que la réalité ne l'a montré. Pour avoir installé des urnes et des bulletins de vote, nous avons été condamnés à des sanctions pénales comparables à celles qu'aurait entraîné un soulèvement armé, avec de lourdes peines de prison en l'absence de manifestation ou d'action violentes commises par les accusés. Les tribunaux belges, allemands, écossais et européens le savent, et je suis sûr que les pouvoirs politiques et judiciaires espagnols le savent aussi, mais ils préfèrent promouvoir le mensonge et institutionnaliser la honte face à l'unité patriotique de l'Espagne. La violence ne sert à rien. Nous sommes au XXIe siècle et le droit à l'autodétermination ne devrait pas être la conséquence d'un conflit violent. En fait, l'Histoire nous enseigne qu'un nombre très important des conflits armés qui ont eu lieu depuis 10 la Seconde Guerre mondiale ont pour origine le non-respect du droit à l'autodétermination. Le Président Talamoni et moi-même avons parlé à plusieurs reprises de l'indécence qu'il y a à remplacer la politique par le Code pénal et à céder la place aux juges et à la police, au lieu de la laisser aux gouvernements et aux parlements, car ce comportement signifie la fin de la démocratie. Avec le Président Talamoni, nous partageons une idée de l'Europe comprise comme une alliance des peuples et des nations. Interrogé dans le livre sur la possibilité qu'une Corse indépendante soit exclue de l'Union, il rappelle le cas de la Catalogne, au moment où l'unionisme a fait pression sur les électeurs au moyen de la menace de voir l'Europe nous exclure. Quelqu'un peut-il imaginer l'Union Européenne sans la Corse ou sans la Catalogne ? Impensable, conclut Talamoni. La menace pour l'Europe n'est pas l'expansion ou la cohabitation de nouvelles unités territoriales, mais la montée en puissance de mouvements populistes d'exclusion contraires aux principes fondateurs de l'Union elle-même. Le manque de leadership au sein de l'Union européenne a conduit le projet européen à une stagnation profonde qui l'éloigne de ses valeurs fondatrices — paix, démocratie, progrès économique et solidarité — et alimente l'euroscepticisme. En Europe et dans le monde, les relations entre les pays doivent être fondées sur le respect mutuel, la somme de la diversité et la défense des minorités, auxquelles il faut donner le pouvoir politique de décider de leur propre avenir et de définir leurs propres stratégies. Ce n'est qu'ainsi que nous serons plus forts pour faire face aux problèmes mondiaux qui nous interpellent tous. La résolution des conflits politiques apporte stabilité et prospérité, ce qui signifie liberté et démocratie. Le livre parle du passé, du présent, mais aussi des temps à venir, dans lesquels le Président Talamoni exprime le désir d'une pleine liberté pour la Corse lorsque la majorité des citoyens le décidera. Telle est la grandeur des mouvements démocratiques dans nos pays, des processus qui vont de bas en haut et qui dépendent uniquement et exclusivement du peuple. La responsabilité de ceux qui sont à la tête des institutions politiques est d'accompagner et de rendre possible ce que veulent les citoyens. C'est cela la démocratie, en Corse, en Catalogne et partout sur la planète. Carles Puigdemont i Casamajó 130e Président de la Generalitat de Catalunya (Traduction du catalan par Conxita Bosch) Per cumprà lu : https://editionsclementine.com/produit/jean-guy-talamoni-le-sens-dun-engagement/?fbclid=IwAR0i_kQ7aEAhvn0fiqLdz8HL6PrHNBwETD2-YkLLErEwqctI2ebWGhQfzLA
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