U primu di l’annu di u 2023 ha da esce

2022 in u spechju Attualità Riforma di e ritirate : INNÒ Sucetà L‘affari sò in francese : Debbulezza culturale è suciale Internaziunale Eloi Machoro, leader du FLNKS-Officiel assassiné le 12 janvier 1985 par le GIGN Bresil : Le coup de force des partisans de Bolsonaro Scontri di a Ghjuventù Indipendentista - GI : u 28 di Ferraghju, l’1 è u 2 di Marzu 2023 https://uribombu.corsica/

AFGHANISTAN : Clap de fin pour la liberté des filles et des femmes.

En novembre 2022, le gouvernement Taliban de l’Etat Islamique d’Afghanistan interdisait aux femmes du pays l’accès aux jardins publics, gymnases et bains publics. De nouveaux espaces de liberté se fermaient pour elles. Les manifestations de colère qui ont suivi ces décisions ont été violemment réprimées. Le gouvernement Taliban a monté d’un cran sa violence contre les femmes en leur interdisant l’accès à l’Université. Mardi 20 décembre 2022, le ministre de l’enseignement supérieur a annoncé dans une lettre l’interdiction pour les afghanes de suivre des études dans les universités publiques et privées « jusqu’à nouvel ordre ». Cette décision devait être appliquée immédiatement. Dès mercredi 21 décembre, les Taliban patrouillaient dans la capitale, notamment autour des universités. Des étudiantes se sont quand même rendues devant leur université dans l’espoir de pouvoir y entrer. Certains professeurs, atterrés par cette décision ont bien essayé de négocier avec les gardes positionnés aux entrées mais en vain. Etudiantes et professeurs ont dû quitter les lieux avant de subir des représailles. Pour certains professeurs qui avaient refusé de quitter leur pays afin de pouvoir continuer à enseigner aux étudiants sur place, la question se pose maintenant, ont-ils encore un avenir professionnel dans leur pays, et tout simplement vital, s’ils se trouvent privés de travail. Les protestations internationales n’ont pas tardé à être adressées au gouvernement de Kaboul, mais comme on s’en doute, elles ont été ignorées par les Taliban. Dimanche 25 décembre, une jeune étudiante, seule, s’est rendue devant l’université de Kaboul et s’est tenue courageusement devant les Taliban brandissant une pancarte sur laquelle elle réclamait le droit à l’éducation pour les filles et les femmes. En 16 mois de pouvoir, les droits et l’éducation des femmes ont été abolis. Les Taliban ont franchi un cran supplémentaire dans l’obscurantisme dans lequel ils plongent le pays, en interdisant tout simplement aux organisations non gouvernementales, Afghanes ou étrangères, d’employer des femmes. Ils affirment que ces décisions sont prises suite à des plaintes de plus en plus nombreuses signalant qu’un grand nombre de femmes afghanes ne respectent pas le code vestimentaire imposé par la loi de l’Etat Islamique, c’est-à-dire d’avoir le visage et le corps entier recouverts. Actuellement en Afghanistan plus de la moitié de la population a besoin d’assistance humanitaire sous forme de soins ou d’aide alimentaire. ACF (Action contre la Faim) qui est présente sur le terrain depuis 1995 a suspendu dès dimanche 25 décembre ses actions non vitales suite à ces décisions. Par ce geste, l’ONG veut montrer à l’Emirat Islamique que « 40 % de leurs collègues sont des femmes et que sans ces femmes qui travaillent pour ACF il est impossible de servir et aider plus de la moitié de la population qui est dans le besoin » Toutes les ONG Afghanes ont fermé leurs portes ce dimanche 25 décembre. Les 3 ONG internationales de premier plan : Save the children, Care, et le Conseil Norvégien pour les Réfugiés se mettaient en retrait, des dizaines d’autres se concertaient pour déterminer leur réponse face à la décision des autorités afghanes. Les femmes représentent le tiers des effectifs du Conseil Norvégien pour les Réfugiés selon leur directeur « il est impossible de fonctionner et fournir de l’aide humanitaire aux populations sans l’aide de ces femmes. Dans les régions les plus reculées, il est impossible à un homme de s’adresser à une salle remplie de femmes. Pour nouer le dialogue, il nous faut la collaboration des femmes » « Elles sont pour certaines hautement qualifiées, certaines sont avocates, d’autres spécialistes dans divers domaines dans lesquels elles ont été formées pour répondre aux besoins des femmes et des jeunes filles. » L’exclusion des femmes dans les équipes soignantes exclut de fait les patientes. Seules femmes sont autorisées à regarder, toucher, donc à soigner les femmes en tant que patiente. Les dirigeants de l’Etat Islamique d’Afghanistan reviennent à l’interprétation ultra rigoriste de l’Islam comme lors de leur premier gouvernement de 1996 à 2001, malgré leurs promesses faites aux occidentaux après leur arrivée au pouvoir en mai 2021. C’est le seul pays islamiste à interdire l’éducation aux filles et femmes. Dans le monde musulman, certains pays s’inquiètent. Le Qatar qui a fait office de médiateur lors de pourparlers entre l’Occident et les Taliban a déclaré que tout le monde a droit à l’éducation, et a exhorté les dirigeants afghans à revoir leur décision « conformément aux enseignements de la religion islamique » L’OCI (Organisation de la Coopération Islamique) a indiqué que l’interdiction « portait gravement atteinte à la crédibilité du gouvernement » Le Ministre des Affaires Etrangères de Turquie a quant à lui dit que « l’interdiction faite aux femmes Afghanes est une décision « ni musulmane, ni humaine ». Nous respectons ce bannissement, nous ne le croyons pas juste »… « En quoi l’éducation des femmes blesse t’elle l’humanité ? » Ce samedi 24 décembre, environ 400 étudiants de la province de Kandahar, berceau du mouvement Taliban, ont boycotté leur examen en solidarité avec les étudiantes bannies des universités, et manifesté dans la rue. La manifestation a aussitôt été maitrisée par les Taliban qui ont tiré en l’air pour disperser les étudiants. En cette fin d’année 2022 ; les jeunes filles et les femmes sont renvoyées à l’état d’ombre, recouvertes de la burka, obligées comme seul avenir de faire les tâches ménagères, servir les hommes de la famille, et sont réduites à devenir seulement des « machines à procréer ». Comment au 21ème siècle peut-on rayer de la carte, d’un grand pays comme l’Afghanistan la moitié de sa population en la rendant invisible, et la soumettre à un régime d’esclavage ? D.T

L’ultimu di u 2022 : #154 hè esciutu

https://uribombu.corsica/produit/n154-dicembre-2022/ Corsica Libera : Arrestazione, perquisizione, cundannazione, u partitu di pettu à u statu Prighjuneri Pulitichi : Successu tamantu per Natale per i Patriotti, appuntamentu per u capu d’annu Assemblea di Corsica : DSP maritime, Josepha Giacometti Piredda vote contre le rapport Storia / Cultura : A Festa di a nazione, l’ottu di dicembre, simbolu di l’immaculat

Dicembre #154 – Cap’Articulu : Renforcer le courant qui ne cédera jamais

Les dernières exactions répressives de la police politique française dans notre pays ont bien démontré, de nouveau, une volonté obsessionnelle de réduire avant tout la libre expression de l’idée nationale corse. Incarcérer, une fois encore, un responsable historique comme Charles Pieri grâce à une procédure incidente, cibler, sans aucune retenue, un mouvement politique, dont on perquisitionne les locaux et contre lequel on procède à de véritables kidnapping de militants au petit matin, pour les interroger pratiquement exclusivement sur le fonctionnement de leur parti, traduit une démarche d’intimidation aussi cynique que vaine. Cynique, parce qu’elle a toutes les caractéristiques des pressions exercées par des régimes dictatoriaux, tout en se prévalant d’un « état de droit » qui, en Corse, consacre chaque jour un peu plus le droit, pour l’Etat, de faire tout et n’importe quoi. Vaine, parce que si ces manœuvres ont tout de l’acharnement, elles n’ont rien d’original : des décennies de lutte, et de coups tordus dont l’Etat français s’est rendu régulièrement coupable ici, nous ont collectivement habitués à être inaccessibles à toute forme de découragement. Et aujourd’hui cette force a diffusé et s’est transmise, malgré tout ce qui a été entrepris pour l’étouffer, car, au delà des individus et des générations, elle est l’inaltérable élan de vie d’un peuple qui a un destin national à accomplir. Mais tout cela ne survient pas par hasard: en 2018, le mouvement national uni venait d‘obtenir la majorité absolue des suffrages corses sur la base d‘un projet clairement national. À ce moment-là, rien ne semblait pouvoir arrêter cette démarche. Devant le problème grave que cette situation lui posait, Paris à mis au point sa stratégie de riposte: diviser le mouvement national en engageant des pourparlers avec une partie de celui-ci (“les gentils“ dans la terminologie de Darmanin), afin d‘écarter “les méchants“ des responsabilités institutionnelles, puis dans un deuxième temps de les réduire par la répression. Non sans avoir, au préalable, entrepris une sournoise campagne de criminalisation, par le dénigrement systématique de certains de nos responsables. Cela n’aurait pu avoir lieu sans que le pouvoir exécutif actuel à l’Assemblée de Corse ne se laisse circonvenir. Ce qui, au delà d’un problème éthique certain, constitue une faute grave devant l’Histoire : celle d’avoir affaibli la Corse face à un État dont l’attitude aussi fermée que méprisante se nourrit de chaque signal de soumission qu’on lui adresse. Contrairement à certaines assertions, visant à masquer l’âpre réalité, le problème aujourd’hui n‘est pas la présence de prétendus “faucons“ à Paris (ils y ont toujours été majoritaires). Le problème est que certains, en Corse, aient été convaincus de jouer contre leur camp. Il est temps pour eux de changer de stratégie et de le faire clairement. Les Corses, quant à eux, ont bien saisi le caractère ubuesque des dernières mises en examen de nos militants, qui font de tous les Corses conscients d’être un peuple une vaste association de malfaiteurs. Ils savent que c’est notre mouvement et les idées qu’il exprime qui sont directement et exclusivement visés. Ils savent qu’en l’occurrence l’Etat français ne se trompe pas de cible, même si son erreur de toujours est de tourner le dos à une véritable solution politique. Mais ils connaissent aussi notre capacité à faire face; ils ont exprimé par les mobilisations de ces derniers jours, une indéfectible solidarité dont l’affluence observée lors de la dernière soirée de soutien aux prisonniers politiques n’est qu’un exemple. Ils ont conscience que le seul espoir pour les Corses de pouvoir maîtriser un jour leur avenir en tant que peuple à part entière passe par le renforcement durable d’un courant qui a traversé bien des épreuves, qui est capable de se régénérer en permanence, et qui ne cédera jamais. Non, l’Etat français ne s’y est pas trompé. Quant aux Corses, ils savent donc aujourd’hui ce qu’il leur reste à faire.

L‘aviamu sunniata, l‘anu fatta… a francia fora !

À l’affaccata di e feste di capu d’annu è mentre chì u nostru paese campa una situazione pulitica, sucetale abbastanza pessima, un fattu ghjuntu da u mezu oriente hè venutu à rallegrà appena i nostri cori. Ghjera una dumenica di dicembre, calma, ind’una Corsica chì campa à u ritimu di i mercati nataleschi è di a so ambianza scialata, quandu versi 7 ore di sera u muscu di e frittelle è u rimore di i cuncerti, hà lasciatu a so piazza à u culore russicciu di i fumigènes è un certu fervore in carrughju.  Eccu, L’Argentina hà vintu a finale di a cuppa di u mondu di pettu à a francia dopu à un macciu di guasi 3 ore. Una gioia cumuna hè subbitu schiattata, è u fretu di stagione hè statu rimpiazzatu da un bullore pupulare. S’hè  cumminciatu à fà festa nu i  carrughji di parechje ville di Corsica chì si sò ammantate tandu di i culori di l’Albiceleste, e trumbate di e vitture anu ribumbatu per i quartieri, è centinaie di parsone si sò addunite  nant’à a traversa di Bastia è d’astri lochi di l’isula, fendu sventulà bandere è sciarpe Argentine è cantendu à voce rivolta canzone in umagiu à e legende « Diego Maradona », « Messi », l’Argentina in generale è dinù per ùn dispiace ci, qualchì cantu per stuzzicà appena a pupulazione di u paese amicu. Una stonda festosa è scherzoza cum’elle ci piacenu. Dopu à sta passata più chè sebbiata, a seguita s’hè passata nant’à a tela, soprattuttu per via di e rete suciale, induve emu vistu abbastanza in furia assai videò è fottò di a Corsica in traccia di festighjà a disfatta di a francia, perchè chì ch’ella piacessi o micca à certi, s’hè festighjatu prima di tuttu a scunfitta di a francia. A stampa naziunale francese hà ripigliatu assai l’infurmazione  cù un disprezzu forte, cum’è s’ellu ci fussi statu qualcosa di strazurdinariu. Ognunu sà chì ghjè un usu abbastanza cunnisciutu è universale, quandu u paese duminante perde, u paese duminatu vince. Forse certi ghjeranu sustenidori di l’argentina per cagione  chì rimandanu solu à un aspettu spurtivu, ma stu slanciu pupulare è stu riflessu naturale, spuntaneu avianu una versura pulitica senza dubbità ne. Ùn ci hè vulsutu ad aspettà tantu per vede spuntà appena inghjilocu nant’à e rete una mossa di razzisimu di pettu à i corsi,  emu ritruvatu e cacciate tradiziunale, chì anu sempre a pretenzione d’amparà ci a vita, chì provanu di fà crede à a ghjente chì senza a pastoghja francese seriamu pocu affari. Ma frà tutte l’inghjulie s’hè vistu parechje volte, una certa infrasata « il faut les renvoyer chez eux ». Tandu ci vulerebbe chì a pupulazione di francia capisca, chì prima stu mottu ind’u nostru casu ùn viaghja micca è chì ancu s’ella a sà digià, ùn feremu risparmiu à ripete la, chì a sola pupulazione di dirittu nantu à a terra di corsica sò i corsi è chì u scopu ferma u listessu,  cum’è l’hà fatta l’Albiceleste, si cercherà sempre à mette A FRANCIA FORA.

Hà da esce l’ultimu di u 2022 : #154

Corsica Libera : Arrestazione, perquisizione, cundannazione, u partitu di pettu à u statu Prighjuneri Pulitichi : Successu tamantu per Natale per i Patriotti, appuntamentu per u capu d’annu Assemblea di Corsica : DSP maritime, Josepha Giacometti Piredda vote contre le rapport Storia / Cultura : A Festa di a nazione, l’ottu di dicembre, simbolu di l’immaculat

Une réponse à Jean-Martin Mondoloni

Durant de longues années, j’ai côtoyé Jean-Martin Mondoloni à l’Assemblée de Corse. Outre les relations amicales que nous entretenons à titre personnel, j’ai pour lui de la considération sur le plan intellectuel. Je n’en ai été que plus surpris de prendre connaissance de sa récente intervention dans l’hémicycle, lors de la session consacrée aux dérives mafieuses affectant la société corse. Considérer que la lutte clandestine a favorisé la naissance et le développement des problèmes de banditisme me paraît relever de l’extravagance, pour ne pas dire davantage.   Tout d’abord pour des raisons historiques : les heures les plus marquantes du banditisme insulaire ont eu lieu bien avant les années soixante-dix et la naissance du mouvement national corse moderne. Dans l’entre-deux-guerres déjà, nombre de compatriotes dévoyés développèrent un savoir-faire en la matière, et l’exportèrent non sans un certain succès, notamment à Paris ou à Marseille. Le moment venu, certains d’entre eux choisirent la Résistance – ils soutinrent parfois des responsables de gauche après la Libération –, d’autres optèrent pour la collaboration – ils étaient de droite. Ce dernier courant politique fut après la guerre un considérable vivier de voyous de haut vol, et d’assassins patentés. Qui ne se souvient des exactions du Service d’Action Civique, de triste mémoire, résolument ancré dans le courant gaulliste ? Ce constat difficilement contestable ne saurait faire reposer sur les membres actuels de cette famille politique la moindre responsabilité morale. Je connais bien la plupart des élus actuels siégeant à droite de l’hémicycle territorial. Je nourris généralement pour eux de l’estime, et suis convaincu de leur parfaite probité. Toutefois, cet héritage est sans doute plus lourd à porter que celui du paolisme dont nous nous réclamons pour notre part, ou du FLNC dont nous fûmes de tout temps solidaires.   Sur le plan de la logique, la position de Jean-Martin Mondoloni ne paraît pas davantage valide : son courant politique et son groupe à l’Assemblée – qu’il a longtemps présidé et qu’il copréside aujourd’hui – a toujours défendu une conception du développement faisant la part belle à la spéculation immobilière (souvenons-nous du projet de PADDUC de la fin des années 2000 et de son « économie résidentielle »). Or, il suffit de superposer la carte des assassinats de ces dernières décennies et celle des lieux hautement spéculatifs pour constater qu’elles s’accordent parfaitement. Pendant cette même période, le mouvement national a inlassablement plaidé pour limiter ces dérives au moyen d’un statut de résident, tandis que le FLNC empêchait quant à lui nombre d’opérations spéculatives de se réaliser. Peut-on vraiment croire que les responsables de menées mafieuses soient favorables à un statut de résident ayant pour effet mécanique de faire baisser les prix de l’immobilier et donc les enjeux de la spéculation ?   Enfin, prétendre que l’usage des armes par les clandestins a provoqué par mimétisme le développement d’organisations criminelles est aussi absurde que de soutenir que les gangs ont voulu imiter ces autres groupes, lourdement armés, que sont la police et la gendarmerie… Vous me direz que dans un Etat de droit, la force publique dispose du « monopole de la violence légitime ». Toutefois, compte tenu de la situation corse et de l’attitude nocive de l’Etat français à l’ombre duquel les gangs ont pu prospérer en toute tranquillité, le FLNC était, pour de nombreux Corses, lui-même pourvu de ce « monopole » de l’usage légitime de la force. En résumé, non seulement Jean-Martin Mondoloni a introduit un ferment de division dans un débat important pour la société corse, mais au surplus il l’a fait dans le mépris de la logique et en oubliant les responsabilités historiques de son propre courant politique s’agissant des dérives actuellement à l’œuvre. Jean-Guy Talamoni  

Nuvembre #153 hè in linea !

Corsica Libera - Cungressu naziunale : A POPULU FATTU ! - L’andatura è l’orientazione di u partitu Patriotti GB.Acquaviva - Yvan colonna : Listessu destinu, listessu assassinu Suceta Suciale è pulitichella : Le train en plaine orientale, l’arlésienne Cultura Parchì a sant‘andria : u 30 di nuvembre da Rinatu Coti Storia Royaume indépendant de Corse : 16, 17, 18 di nuvembre 1755 ---Pour les abonnés, choisissez simplement "ajouter au panier" puis confirmer votre commande dans votre panier. Vous pourrez directement le télécharger.   www.uribombu.corsica

Nuvembre #153 – Cap’Articulu : Cungressu naziunale Un’alba nova pè Corsica Libera

Dans le contexte actuel, le congrès national de Corsica Libera a su répondre à de nombreuses et impérieuses attentes : importante présence militante, définition d’objectifs prioritaires face aux urgences d’une situation toujours plus préoccupante pour notre peuple, réaffirmation d’axes clairs pour servir sans ambiguïté une lutte de libération nationale plus légitime que jamais sur tous les terrains, positionnement cohérent dans tous les domaines, avec des propositions concrètes rejetant les fausses solutions sectorielles qui finissent toujours par se retourner contre l’intérêt général des Corses. Le signal fort d’un redéploiement et d’un renouvellement autour des forces de la jeunesse, qui sont l’espoir et l’avenir de notre nation, est donné. Il fait écho à une profonde aspiration populaire, déjà bien perceptible lors des dernières journées internationales de Corti, et qui a vocation à s’amplifier. La volonté politique d’aller vers toutes les formes de convergences patriotiques utiles et nécessaires est bien réelle, comme l’expression d’une indéfectible solidarité avec les patriotes qui assument la partie la plus âpre du combat pour que notre nation se libère enfin, et que les Corses aient la garantie de pouvoir exercer leurs droits et prérogatives de peuple à part entière À cet égard, la conférence de presse du collectif d’anciens prisonniers politiques Patriotti du 12 novembre dernier, a su rappeler que, de Ghjuvan Battista Acquaviva à Yvan Colonna, les mécanismes mortifères à l’œuvre pour réduire toute forme de résistance nationale n’ont malheureusement jamais cessé d’être d’actualité. L’Histoire des nations nous apprend que la démocratie et la paix sont des combats souvent menés par une minorité, les armes à la main. Surtout pour une nation mise en demeure de se libérer pour pouvoir simplement exister. Cet apparent paradoxe a une conséquence fâcheuse : certains bénéficiaires momentanés de ces combats sont tentés de faire croire qu’ils ont plus de légitimité que ceux qui les ont menés, ou - ce qui est bien plus grave - que la vraie démocratie peut être réduite et confondue avec l’illusion démocratique de joutes électorales sans impact sur la réalité, au sein d’institutions dorénavant aux ordres d’un pouvoir étranger. C’est ainsi que peuvent se trouver bradées les idées, et hypothéqué l’avenir. Mais les forces vives constitutives de la nation réelle, et les espaces légitimes que le peuple corse s’est donné, en dehors d’un cadre imposé par un système qui va jusqu’à nier son existence, ne sont pas de nature à laisser un tel scénario se dérouler. Le rapport de force politique qui s’instaurera entre la Corse et l’Etat français sera - comme cela a toujours été le cas - déterminant, pour sortir des palabres sans lendemain, des pseudo processus à visée anesthésiante, des « lignes rouges » dont le seul but est d’interdire toute négociation véritable, de l’insupportable cynisme qui caractérise le sort réservé aux prisonniers politiques, et qui ravale la France au rang d’un Etat-voyou preneur d’otages. C’est là une condition indispensable que notre peuple remplira - n’en doutons pas - grâce à l’expérience des luttes déjà menées, comme à ses capacités à renouveler ses forces, ce dont attestent la détermination et la capacité mobilisatrice de sa jeunesse. Più ch’è mai, à populu fattu bisogn’à marchjà.
Back to Top
Product has been added to your cart